Air n° 14 : Pirates à l’existence rude
Les pirates font preuve de clémence car le général prétend être orphelin.
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Major-Général Samuel et le roi des pirates Major-Général Roi des pirates et Samuel Major-Général Pirates Major-Général Pirates Major-Général Pirates sanglotant Samuel Roi des pirates et Samuel Allegro vivace Major-Général |
Major-General Pirate King and Samuel Major-General Pirates Major-General Pirates Major-General Pirates (sobbing) Samuel Pirate King and Samuel Allegro vivace Major-General |
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Major-Général |
Jeunes filles, Mabel, Fréd. |
Pirates |
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Major-General |
Girls, Mabel, Frederic |
Pirates |
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Tous Roi des pirates Tous s’agenouillant Roi des pirates Samuel Tous Major-Général Tous Mabel / Tous Marions-nous Ruth :
Frédéric : Va-t’en, tu m’as bien trompé ! Tous les hommes Jeunes filles Tous |
All Pirate King All (kneeling) Pirate King Samuel Major-General All Mabel / ALl Ruth All Men Girls All |
Conseils de direction musicale
Le premier conseil que je peux vous donner est de ne pas vous laisser trop absorber par la scène du jeu de mots à la fin de la scène parlée qui précède car cela risquerait de vous faire manquer votre entrée. Elle arrive sans prévenir. Ensuite, c’est vraiment une masse de petits détails à répéter et à surveiller.
Quand le chœur entre, travaillez la durée de la dernière note. Les dernières syllabes de tous les « Pauvre homme » doivent être très courtes. Pour le mordant écrit, comme aux mesures 23 et 27, donnez le signal à l’orchestre : après le temps fort, faites un temps 2 très clair en travers, pour que les musiciens ne croient pas que vous indiquez un temps 3. Ce n’est pas évident à comprendre à partir de leurs parties.
Notez qu’après la répétition A, le mot « Oh » est une noire, et la première syllabe de « Soyons » au début de la phrase suivante est seulement une croche. Le double trille deux mesures avant l’Allegro Vivace devra être soit précisément planifié, soit se transformera en sanglots. L’enregistrement D’Oyly Carte de 1927 inclut une respiration comique avant « -phelin », qui fonctionne bien. Votre chœur et vos solistes seront tentés de chanter plus fort que pianissimo dans la section après la lettre B. Gardez cette énergie pour le fortissimo après la lettre C. Surveillez bien la coupure à mi-mesure 82 — elle doit être nette.
Le passage du Roi des Pirates « Si notre vil métier » n’est pas particulièrement difficile, sauf pour retenir les différentes permutations de noires simples et de paires noire pointée–croche.
Salut, ô Poésie est devenu une sorte d’hymne dans la communauté G&S. Parmi mes amis, il est d’usage de se lever, comme on le fait pour le chœur de l’Hallelujah. À sa place dans le spectacle, c’est un moment de pure folie, qui interrompt complètement l’action. J’aime à penser que c’est un exemple de Sullivan qui s’adapte au goût américain pour l’absurde, et aussi une preuve du manque de temps qu’il avait. S’ils avaient eu plus de temps, quelqu’un aurait sûrement proposé de le couper. Je suis heureux qu’ils ne l’aient pas fait.
Dans une autre opérette de Gilbert et Sullivan, ce serait l’endroit où l’on entendrait un madrigal chanté par les solistes, et cela remplit la même fonction : un moment lyrique de répit au milieu de la folie.
Il est d’usage de chanter :
- la première phrase fortissimo,
- la deuxième piano,
- la troisième forte,
- et les « Toujours » commencent piano et deviennent de plus en plus forts jusqu’à la fin de la phrase.
Travaillez pour obtenir un beau timbre choral, surveillez les deux moments où une voix résout en mouvement contraire aux autres, et séparez les basses et les ténors selon vos effectifs. Battez le temps fort de chaque mesure à la lettre E, et donnez le signal aux violons lorsqu’ils entrent. Notez qu’à la mesure 138 (système inférieur de la page 99 dans l’édition Schirmer), les sopranos n’ont pas de la aigu. C’est Sullivan qui fait preuve de clémence.
Je déteste les coupures anglaises trop pointilleuses comme celle à la fin de ce passage, où l’on est censé couper la note un huitième avant la fin de la mesure. J’ai préféré prolonger la note jusqu’à la fin de la mesure.
Respectez bien les silences dans les passages de réponse chorale près de la lettre H. Je note qu’il n’y a pas de lettre I. Il y a des ratures dans la partition autographe complète, mais aucune indication de ce qui aurait pu être là. Un mystère pour les siècles.
Après la lettre J, on retrouve les mêmes problèmes qu’auparavant : la ligne de basse de « théologien » ne correspond pas à celle de l’orchestre. J’ai de nouveau fait chanter les basses avec les ténors, et sauter la note si elle était trop difficile. À la lettre L, assurez-vous que le chœur chante vraiment piano, comme écrit, sans crescendo avant l’indication.
La lettre M est l’un des détours harmoniques inspirés de Sullivan, généralement placé ici, près de la fin du premier acte. La seule femme à chanter le do aigu doit être Mabel. Veillez à respecter tous les silences avec rigueur.
Le paragraphe intitulé « Conseils de direction musicale » est une traduction adaptée à la version française du livret d’un long et excellent article de Peter Hilliard, qui a dirigé de nombreuses œuvres de Gilbert & Sullivan et qui donne son analyse ainsi que de précieux conseils aux directeurs musicaux qui entreprendraient de diriger Les Pirates de Penzance.
Le texte adapté ici ne représente pas l’opinion de Peter Hilliard sur la version française.
Les conseils de Peter Hilliard concernent la version originale des Pirates de Penzance et sont accessibles sur son site : Gilbert and Sullivan’s The Pirates of Penzance: A Rough Guide for the M.D.).
Ceci est pour rendre hommage au travail remarquable de Peter Hilliard et à la générosité qu’il manifeste en mettant à disposition son analyse et ses conseils.
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