Le sac
Parti avec un sac de 40 litres, je l’ai échangé au bout de 2 mois contre un sac de 25 litres lorsque j’abandonnai tente et matelas. Cette contenance le classe dans la catégorie "balade" pour des sorties de 1 à 2 jours. C’est le même sac qui me servira, sept ans plus tard, pour le périple à pied jusqu’à Rome qui dura 6 mois et 4 000 km.
Pour la nuit, outre la tente, j’emportai un matelas gonflable et un sac de couchage assez inhabituel : comme le dessous d’un duvet ne sert à rien, il n’y en a pas, sauf au bout pour les pieds ; le reste est remplacé par du filet. À condition de ne pas trop gigoter, on a aussi chaud que dans un sac classique et j’y gagne près de 400 g. Je l’ai trouvé par Internet auprès d’un fabricant anglais. Étonnant, n’est-il pas ?



Ma garde-robe occupait le deuxième tiers du sac quoique j’en endossasse chaque jour la majeure partie : une chemise, un t-shirt, un pantalon pouvant se transformer en short ; contre le froid : un gilet sans manches et une veste en laine polaire ; contre la pluie : une surveste et un surpantalon prétendument perméables dans le bon sens uniquement, deux caleçons et trois paires de chaussettes dont l’une se balance au soleil pour sécher. Voilà tout. Pour trois saisons.
Le dernier tiers, le plus lourd, comprenait la nourriture de l’âme : une bible, dont j’ai bien sûr choisi l’édition au poids, et la nourriture de l’esprit : parfois un livre, des extraits de guides touristiques, des cartes, un carnet pour écrire chaque jour. Enfin tout un petit bric-à-brac soi-disant inévitable et toujours trop pesant.
Pour ces trois tiers, sac compris, je me tenais à peu près en dessous de ma cible de dix kilos. Restait le quatrième tiers, celui des provisions de route, autrement appelé tiers provisionnel. Celui qui fait le plus mal, naturellement. Un pari quotidien pour équilibrer la compacité, la variété, la faim et le risque de pénurie. (Ah ! Quel désespoir d’atteindre la dernière tranche !)
cf le livre Pèlerin d’Orient p. 21
![]()
Ajouter à mes favoris Recommander ce site par mail Haut de page
Cet article vous a plu, ou vous appréciez ce site : dites-le en cliquant ci-contre sur le bouton "Suivre la page" : |
Sélection d’articles de la semaine :
Textes d’auteur aux sept coins du monde, promenade photographique et littéraire sur toutes les mers de la terre - par pays […]
Une vie de pèlerin d’après un manuscrit du moyen-âge (1) Bande dessinée du pèlerin - Pèlerin d’Orient : à pied jusqu’à Jérusalem […]
Revue de presse - Critique (1) du journal « La Croix » à propos de « Pèlerin d’Occident » - récit d’un voyage à pied de Paris à Rome, cheminement contemporain sur la route des pèlerins d’autrefois. […]
10 mai 2026, 12 h 25
Le film Alexandre le Grand’ de Robert Rossen, avec Richard Burton, est un péplum peu convaincant sur le thème de la relation difficile entre le roi Philippe de Macédoine et son fils Alexandre […]
Michel Tournier - Vendredi ou les limbes du Pacifique - Aux sept coins du monde, promenade photographique et littéraire sur toutes les mers de la terre […]
08 mai 2026, 17 h 49
Les jubilés romains connurent un succès populaire inégal, et ceci pour plusieurs raisons. Si le désir d’obtenir la rémission de ses péchés incita une multitude de pèlerins à se mettre en route vers Rome lors des années jubilaires, d’autres considérations influèrent sur la popularité du pèlerinage. - Via Francigena : à pied jusqu’à Rome […]
Platitude et immensité - Les cavaliers de la steppe, un voyage d’aventure au pays de Gengis Khan […]
Parcours thématiques de l’histoire du voyage à Jérusalem - Pèlerin d’Orient : à pied jusqu’à Jérusalem […]
Alexandre le Grand et l’Orient Les conquêtes du Macédonien depuis la Perse jusqu’en Inde Voyage au bout du monde et fusion entre les cultures - Hellénisme […]
Récit d’un voyage à pied de Paris à Jérusalem, cheminement contemporain sur la route des pèlerins d’autrefois. […]


